27 février 2009
News
Bonjour à tous !
Eh bien, je reviens de vacs au ski et d'une opération assez lourde, donc je n'ai évidemment pas pu tenir à jour mon blog ...
M'enfin, mieux vaut tard que jamais ! Et comme je suis comme Etii (je fais ce que je dis, je dis ce que je fais ;o ) voici pour vous les nouvelles de 3 espèce sympathiques ;)
Plagiolepsis pygmaea :
Et voici les plus attendues ...
Alors, pour commencer, une présentation générale : de 1 à 2 mm pour les ouvrières, de 2 à 4 pour les gynes. Couleur de la chitine allant de marron foncé au jaune d'or. espèce très discrète, pratiquement impossible de trouver un nid. Possibilité d'observer des essaimages de quelques dizaines d'individus tout au plus. Espèce la plus petite d'Europe, elle peut doubler sa taille totale en absorbant des quantités énormes de nourriture et en ayant de fait des physogastries titanesques.
Ma petite colo comporte 3 gynes, 15 ouvrières et une quinzaine de larves ; après avoir contenu 40 ouvrières cet été (Malheureusement un excès d'hygrométrie a ravagé la colonie, je ne suis plus près de refaire cette erreur, je m'en suis maudit 2 semaines ! Cette espèce est très difficile à élever, et son développement est très long :( Malgré tout, cela reste un plaisir énorme de voir une si belle espèce chez soi =) )
Photos !

Solenopsis fugax :
Deux petits tas d'oeufs ou de larves danc chaque tube. Impossible de savoir si c'est des larves ou des oeufs tellement c'est petit ... Et pourtant j'ai une bonne vue !
C'est très très bien parti pour ces deux fondations donc =) Une bonne nouvelle de plus !
Des photos des deux tubes, dans celui ou les 2 gynes sont présentes on ne peut pas voir le couvain.

Messor minor hesperius :
Réception de cette colonie de 40 individus envoyée par Myrmé le 07 février.
J'ai eu beaucoup de problèmes avec elles, notamment le fait qu'elles n'avaient pas mangé dans le tube d'aquariophilie (la gyne a failli y passer) et qu'elles se perdent dans de trop grandes ADC. En tout cas, elles sont très belles (le rouge du thorax et de la tête comporte une infinité de nuances selon les ouvrières :) ). Un petit couvain de 6 larves est présent, accompagné de 3 très grandes média (ou major, je n'ai pas d'expérience avec cette espèce, l'avenir nous le dira) de quelques média et de beaucoup de minor. Il ne me reste que 33 ouvrières et la gyne (ainsi que les larves) à la suite de mes péripéties :s Mais je repart du bon pied et espère que tout cela va bientôt se régler :)
Toujours est il que pour une fois, mon expérience m'a servi à quelque chose, je reste heureux de posséder cette espèce sympathique et ma foi fort jolie malgré la perte de 7 ouvrières.


07 février 2009
Yes !
[Article sans photos, ces dernières paraîtront dans un autre post demain ;)]
Ça y est, enfin mes fondations de Solenopsis bougent !
Le tube A, contenant 2 gynes (1 en bonne santé, 1 en assez mauvais état, probablement dû à la fatigue), est désormais pourvu de 3 œufs ; Et le tube B, ou une gyne seule (bonne santé) habite, est habité par 1 œuf. Pour élever cette espèce, je peux dire que si des œufs ne sont pas consommés, c'est bon signe. Donc, pas de photos (flash) pour éviter de leur faire consommer. Cette espèce est extrèmement difficile à faire fonder, je vais pas louper l'expérience d'Aquila et moi-même (cf.akolab.com, partie Solenopsis fugax) en l'air pour une vulgaire photo. J'en ferai une dès que j'aurai une larve au moins, sans flash, et ça sera tout ;)
Chez les Tapinoma, le réveil est bel et bien révolu, place à la course aux denrées pour alimenter tout le couvain.
Les Pheidole et les Plagiolepsis ont changé de tube aujourd'hui, petit test d'un tube minuscule pour les Plagiolepsis qui ne comptent que 3 gynes et 15 ouvrières (10 x 75 mm).
Réception des Messor minor hesperius hier au matin, je ne peux malheureusement rien dire sur la colonie tant la déception est grande ; je ne pense pas qu'elles passeront la nuit. Inutile de vous préciser mon désespoir.
Bonne soirée, journée ou matinée à tous ;)
02 février 2009
Le grand engouement
Bon ben voilà, mes
petites préférées : les Tapinoma erraticum.
Petite présentation tout d’abord : c’est une espèce appartenant à la sous-famille des Dolichodérinés. Cette sous-famille comporte 9 espèces en France, qui ne sont ni communes ni rares, c’est à dire qu’elles vivent essentiellement dans l’ouest de notre pays, et qu’il faut savoir où les chercher. Les fourmis Dolichodérinées possèdent un pétiole à écaille basse et inclinée vers l’avant, et leur gastre ne comporte que 4 segments chez toutes les castes. A l’image des Myrmica, leurs nymphes sont nues mais leurs aiguillons ne sont toutefois pas fonctionnels.
Pour en venir plus précisément aux Tapinoma erraticum, c’est une espèce aimant les fortes températures, de l’ordre de 25 à 35 °C, c’est donc tout naturellement vers les pierres plates (comme des marches d’escaliers extérieurs) qu’elles bâtissent leurs bivouacs. Alors, pour quoi bivouacs ? Et bien, simplement car c’est une espèce nomade, qui aime changer de lieu de vie et ce de toutes saisons. Il n’est pas rare de s’apercevoir qu’un nid de Tapinoma qu’on surveille depuis 1 semaine a changé 3 fois de place en l’espace de 7 jours. Le but de ces déménagements très fréquents est d’offrir une température adéquate au couvain (il grossit par vagues, ce qui signifie que la gyne pond plusieurs centaines d’œufs en quelques jours puis ne fais plus rien jusqu’à ce que les fourmis naissent) constitué d’un ou de deux stades maximum de développement ; Ainsi que de pouvoir changer de lieu de récolte.
Leur nourriture est essentiellement constituée de liquides sucrés (in vitro comme dans la nature) mais elles ne rechignent pas à tuer des fourmis d’espèces étrangères en les aspergeant de leur sécrétion de glande anale après les avoir apaisées avec d’autres substances volatiles. Je n’ai pour l’instant observé ceci en captivité qu’une seule fois, l’éloignement de l’environnement naturel doit jouer un rôle je pense dans cet anomalie.
Pour finir, il est très appréciable de regarder ces fourmis, toutes en courbes (on dirait de petites voitures de course ^^) et très rapides, l’aspect de la gyne correspond à ce qu’on se fait de celle d’une espèce nomade : elle est en effet petite (environ 5 mm contre 3-4 mm pour ses ouvrières), très rapide et fort vivace. Si vous avez la chance de l’apercevoir lors d’un déménagement, ne loupez pas son attitude très « général militaire » : elle se poste sur les bords de la colonne, les antennes relevées, et n’entre dans le nouveau nid que parmi les dernières de ses filles (anomalie de Dame Nature, l’individu reproducteur et donc garant de la survie de la société reste durablement à la merci de prédateurs sans protection …).
Enfin, les Tapinoma
érigent de véritables barricades de filaments textiles qu’elles ramassent dans
l’aire de chasse, qu’elles placent aux endroits stratégiques de leur nid. J’en
ai pris une en photo, j’essaie de leur fournir des fils de pull-over afin
qu’elles l’étoffent régulièrement. Je n’ai fait cette observation qu’en
captivité, au début je croyais que c’était une négligence et enlevait ces
parois, puis je me suis aperçu qu’elles le faisaient exprès en voyant des
ouvrières attelées à cette tache. Appréciez l’image rare (je n’en ai trouvé
aucune sur internet, et pourtant j’aurai bien cherché) de 1 ouvrière en train
de lier des fils entre eux sur la 1ère photo =) Pour ceux qui feront la remarque, oui effectivement, celle la plus à gauche est en train de dépecer le moucheron sur le muret, je prendrai des photos demain d'ouvrières en train de le tisser toutes ensembles, c'est impressionant, vous le verez par vous même ;o)
J’espère avoir bientôt ma grande vague de naissances, en tout cas elles ont déjà attrapé les deux moucherons aptères qui se baladaient dans l’ADC et pratiquent des trophallaxies à tour de mandibules vis à vis des larves. Le couvain a par ailleurs été placé contre la paroi de verre en dessous de la lampe, plus qu’un mois et j’aurai une explosion démographique de plus de 150 % de la population, si tout va bien ^^.
Et voilà, désolé pour la longueur de ce post, mais il fallait bien ça pour montrer la beauté de cette espèce unique. Photos maintenant !
Top départ
Bon ben c'est reparti pour mes colonies depuis déjà quelques jours ...
Alors, je ne vais pas refaire de comptage sachant que rien n'a bougé, simplement quelques photos que j'avais promises.
- Une mal prise des 2 Solenopsis qui fondent (ou qui vont fonder j'espère ^^) avec en prime un bout de copie de Maths qui traîne par dessus pour ne pas que la lumière les gêne, vous pouvez remarquer qu'elles sont laissées tranquilles à la dose de poussière qui traîne sur le tube ^^ ;
- Et une de mes fondations de Lasius (j'en ai promise une à un membre d'Akolab qui se reconnaîtra, elle va pouvoir être envoyée :)) Bonne nouvelle, une gyne a déjà retrouvé sa physogastrie habituelle.
Les colonies sont pour l'instant nourries au lait sucré basique, que du bon pour les larves qui se réveillent. Les Solenopsis ne sont nourries à rien, à part à leurs œufs ; Mais je donne des protéines aux Tapinoma pour leur énorme couvain.Je vais d'ailleurs créer un post à la suite de celui-ci pour les présenter plus en détails, ce sont mes petites favorites ;o)
J'attend les Messor minor hesperius sous peu de la part de Myrmé, qui me les a normalement envoyées aujourd'hui :)
27 janvier 2009
Réveil de diapause
Bonjour à tous !
Hé bien, j'ouvre ce blog pour passionnés de fourmis, avec l'annonce du réveil de mes colonies il y a 3 jours, soit le samedi 24 janvier 2009.
A ce jour, je possède :
- 1 colonie de Plagiolepsis Pygmaeae (15 individus, 3 gynes) dont les reines ont été récoltées en juin 2008 à Perpignan (66) ;
- 2 colonies de Lasius sp.(Niger, Fuliginosus ? Je n'ai pas encore prélevé d'ouvrière à mettre sous la bino pour identification précise) comptant chacune 1 gyne (2008, Dax) et de 7 à 8 ouvrières ;
- 1 colonie de Pheidole pallidula, 1 gyne (Perpignan, 20008) et 9 ouvrières ;
- 1 colonie de Tapinoma erraticum, comptant 1 gyne (Dax, 2007) et de 100 à 150 ouvrières ;
- 3 colonies de Solenopsis fugax : 2 fondations de 2008 (une avec 2 gynes, l'autre avec 1 seule gyne, Dax) qui servent actuellement de tests afin de faire avancer les connaissances sur cette espèce et sa fondation, et 1 colonie comptant 3 gynes (Dax, 2007) et près de 700 ouvrières.
Voila, gros comptage, les photos de ce petit monde sont à suivre.
A savoir aussi, j'attend une colonie de Messor minor hesperius avec beaucoup d'impatience pour la fin de cette semaine.
Passionnément, Grey
Les plus belles, mes Tapinoma erraticum, avec un couvain composé de larves/oeufs innombrables (peut-être de 150 à 400 oeufs)







